CAN 2017, Tunisie: Henry Kasperczak ne veut pas regarder en arrière

equipe nationale tunisie

TAP - La sélection tunisienne s’apprête à entrer en lice en coupe d’Afrique des Nations 2017, organisé au Gabon du 14 janvier au 5 février, sous les signes des retrouvailles avec l’entraineur Henry Kasperczak, qui avait conduit les coéquipiers de Chokri El Ouaer à la finale de 1996 avant la qualification deux ans plus tard, pour le Mondial 1998, après une absence de 20 ans, des souvenirs dont il ne préfère pas trop s’attarder pour se focaliser sur le présent et le futur.

Le football tunisien est redevable pourtant au technicien franco-polonais de l’avoir remis sur le devant de la scène africaine après des participations modestes et 29 ans après une première finale disputée face au Ghana au stade Chedly Zouiten.

Le parcours remarquable en coupe d’Afrique des nations 1996 du onze national qui a atteint sa deuxième finale perdu 0-2 face au pays organisateur, reste effectivement gravé dans la mémoire du public sportif tunisien grâce à une pléiade de joueurs tunisiens de talents, mais également à l’apport de ce stratège franco-polonais qui avait fait les beaux jours de sélection polonaise dans les années soixante dix (1973-1978) avec comme point d’orgue une très honorable 3e place au Mondial 1974 et une médaille de bronze aux JO 1978.

Après le départ du belge Georges Leekens, le bilan élogieux de Kasperczak avec les Aigles de Carthage a poussé les responsables de la fédération tunisienne à renouveler l’expérience avec ce technicien qui compte une large expérience avec des clubs français (Saint-Etienne, Strasbourg, Montpellier, Lille, Bastia) et plusieurs sélections africaines (Côte d’Ivoire, Maroc, Mali et Sénégal).

Entraîneur un peu énigmatique mais d’un grand sang froid, Kasperczak reste très pragmatique et évite de parler des objectifs de la sélection tunisienne à quelques jours du coup d’envoi de la compétition, se contentant de déclarer à l’agence Tunis Afrique Presse (TAP) que le onze national “tentera d’aller le plus loin possible dans la compétition continentale”, sans trop parler en détail de la nouvelle campagne de la CAN, nourrissant visiblement une ambition mesurée dans un groupe très relevé composé de l’Algérie, du Sénégal et du Zimbabwe.

A la veille de la CAN 2017, il se déclare satisfait de la préparation et des “progrès de la sélection nationale au plan offensif”, lors des matchs amicaux disputés face à la Catalogne (1-1, 4-2 aux tirs au but), le Pays Basque (1-3), l’Ouganda (2-0) et l’Egypte.

“Il est important que la préparation se déroule dans de bonnes conditions grâce aux performances réussies et nous allons poursuivre le travail dans les derniers jours pour maintenir la forme des joueurs”, a-t-il indiqué.

Il se félicite en particulier du bon moral du groupe, sa détermination et son adaptation aux différents schémas tactiques. “Si nous avons connu des problèmes au niveau du rythme, nous sommes satisfaits de l’état d’esprit du groupe lors de tous les matchs amicaux, un atout important dans une phase finale de la CAN”, a-t-il fait valoir.

Kasperczak refuse, malgré les bonnes performances réussies lors de son premier passage à la tête des Aigles de Carthage (1996-1998), de faire le parallèle avec l’actuelle campagne. “Je ne vis pas dans le passé, je vis une nouvelle expérience avec de nouveaux joueurs entre deux générations qui a chacune ses propres caractéristiques”, a-t-il affirmé.

Les pieds sur terre, le sélectionneur national se veut pragmatique sur les objectifs des Aigles de Carthage au Gabon. “Nous ne prétendons pas avoir une sélection impeccable. Elle a ses points positifs et ses points faibles, mais l’essentiel est de tenter d’aller le plus loin possible”.

La nouvelle campagne des coéquipiers d’Aymen Mathlouthi débute dimanche 15 janvier à Franceville face au Sénégal, avant le derby maghrébin Tunisie-Algérie, le 19, et la confrontation du 23 janvier à Libreville face au Zimbabwe. Avec pour premier objectif, une des deux places qualificatives pour le deuxième tour.