CAN 2017: Tunisie - Algérie, un derby qui vaut de l’or

equipe nationale tunisie

Comme lors de la CAN 2013 en Afrique du Sud, l’Algérie et la Tunisie se retrouvent lors du premier tour ce jeudi 19 janvier à Franceville. Avec une défaite face au Sénégal, les Tunisiens sont déjà sous pression. Avec un nul face au Zimbabwe, les Algériens doivent eux se rassurer. La rencontre s’annonce compliquée pour les deux voisins maghrébins.

Qui de l’Algérie ou de la Tunisie sortira son épingle du jeu dans une rencontre qui s’annonce déjà décisive ? En 2013, lors de la CAN en Afrique du Sud, les Tunisiens avaient attendu la 91e minute pour s’imposer avec une frappe puissante de Youssef Msakni en pleine lucarne. L’histoire va-t-elle se répéter ? Les deux équipes qui ont sensiblement le même jeu ont souvent eu du mal à se départager. Lors des trois dernières rencontres, les deux équipes affichent une victoire chacun et un nul.

 

Deux équipes en difficulté

« Je pense que nous sommes tous les deux en difficulté et cela va donner une rencontre ouverte. Il faut oublier les calculs », avance pourtant Henri Kasperczak, le sélectionneur de la Tunisie selon qui les matches « ne se répètent pas ». Avec une première défaite au compteur, les Aigles de Carthage sont déjà dos au mur. Si la réussite est de leur côté, il pourrait faire la différence au vue du festival offensif produit face au Sénégal.

« Si on perd, on dit au revoir à la CAN », lâche Naïm Sliti, le joueur de Lille qui estime que cette rencontre pourrait se jouer sur des talents individuels. Et les deux formations n’en manquent pas. Naïm Sliti, marié à une algérienne, raconte que « c’est la guerre à la maison ». « On vous a donné la femme, laissez-nous le match », lance un journaliste algérien en pleine conférence de presse. Hilarité de toute la salle, y compris du joueur.

 

« Le football offensif c’est l’avenir »

Il fallait bien détendre l’atmosphère avant que le coach algérien ne se présente à son tour en conférence de presse. Le match nul des Fennecs face au Zimbabwe est encore dans toutes les têtes. Georges Leekens, l'entraîneur de la sélection algérienne, estime que ce sera une rencontre équilibrée qui se jouera sur des détails. « Je crois en mes joueurs et je suis conscient de ce défi », raconte celui qui a entraîné la Tunisie en 2014-2015 et qui appelle encore les Aigles de Carthage « mes enfants ». « Le football offensif c’est l’avenir et on veut l’incarner, car nous avons les joueurs pour. Tout le monde est responsable sur le terrain. Que ce soient les attaquants ou les défenseurs », tient-il à préciser.

On reproche aux Fennecs de ne pas avoir fait bloc lors de la première rencontre. « Nous avons eu des difficultés face au Zimbabwe qui nous ont pressés haut dès l‘entame du match. On a étudié cette première période et on va rectifier le tir », tente de rassurer Adlène Guedouira, absent lors du Mondial au Brésil en 2014.

 

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